Exposition Œuvres japonaises du château de Fontainebleau

Chargement de la carte…

Date / Heure
23/08/2021 - 20/09/2021
13 h 00 min - 17 h 00 min

Emplacement
Chateau de Fontainebleau


L’exposition est accessible avec le billet d’entrée du château (tarif 13€/adulte) et c’est gratuit pour les Amis et mécènes du château, mais il faut réserver un créneau de visite pour pouvoir y accéder (10 personnes maximum simultanément) – sous réserve de disponibilité:  reservation@chateaudefontainebleau.fr

 Cette exposition réunit des objets provenant exclusivement des collections du château, qui ont été offerts à Napoléon III entre 1860 et 1864. Ces cadeaux diplomatiques ont été mêlés aux objets chinois et siamois réunis par l’impératrice Eugénie au sein du musée Chinois aménagé dès 1863, puis pour certains installés dans le salon des Laques en 1868. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d’œuvres d’art a par la suite été progressivement oublié.

À la croisée de deux univers, cette exposition est le résultat de découvertes faites par une équipe franco-japonaise de chercheurs et de conservateurs. Ces cadeaux, désormais précisément identifiés, sont constitués d’un ensemble de dix kakemonos peints sur soie par des artistes officiels, ainsi que d’un paravent à fond d’or. S’y ajoute une dizaine d’objets précieux par leurs matériaux et leur technique, quicomprend des œuvres en laque, en cristal de roche ou encore en métal et en ivoire.

L’exposition met en lumière cet ensemble au statut particulier, réalisé à une période de transition décisive pour le Japon qui fait alors ses premiers pas sur la scène internationale. L’ambassade de 1862 avait pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d’être signés suite à l’ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l’art d’offrir des cadeaux. Cette exposition illustre le soin qui a présidé au choix des présents, le processus de fabrication de ces œuvres précieuses et la façon dont elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Elle éclaire également la grande tradition du goût des élites européennes pour l’art de l’Asie orientale, à la veille de l’éclosion du japonisme.

Cette exposition, organisée en partenariat avec l’Institut national de l’histoire de l’art, est le fruit d’une collaboration étroite entre des chercheurs japonais, la direction du patrimoine et des collections du château et Estelle Bauer qui en a assuré, avec Vincent Droguet, le commissariat scientifique. Grâce aux recherches menées conjointement dans ce cadre, les artistes et artisans qui ont réalisé ces pièces ont pu être identifiés et les motifs iconographiques ainsi que les techniques utilisées ont été étudiées de près. Un inventaire précieux permettant de statuer sur la provenance des pièces a aussi été découvert par les chercheurs japonais.

Cette collaboration a également permis d’établir un constat d’état qui a mené à une première campagne de restauration.