Sa vie

c11bonheur2Rosa Bonheur comme George Sand et Sarah Bernhardt fut un monstre sacré du XIXe  siècle. Comme elles, elle portait le vêtement masculin (pour faciliter son travail qui la menait souvent dans des endroits dangereux pour une femme seule) et fumait en public. Cette femme indépendante et volontaire est aussi une figure des débuts du féminisme. Autodidacte, elle a réussi à s’imposer dans un monde volontiers machiste.

Cette artiste aujourd’hui bien oubliée en France, connut de son vivant un immense succès tant en France grâce au Labourage nivernais (D.R Musée d’Orsay,Paris), et à La Fenaison en Auvergne (D.R Château de Fontainebleau) — qu’à l’étranger, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis grâce à son tableau Le Marché aux Chevaux (D.R Métropolitan Museum à New York).

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« Labourage nivernais »
(1849) – D.R Musée d’Orsay, Paris

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« La Fenaison en Auvergne »
(1855) – D.R – « Château de Fontainebleau »

 

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« Marché aux chevaux de Paris »
(1853) – D.R Métropolitan Museum à New-York

Née en 1822 à Bordeaux, d’un père et d’une mère musicienne, Rosa Bonheur se spécialise très tôt dans la peinture du monde

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animal et y excelle : à 19 ans, elle présente au Salon de Paris Les Deux Lapins dont le regard vif qu’ils jettent sur le spéctateur sauve ce tableau de la mièvrerie.artiste peintre saint-simonien

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Rosa Bonheur aimait les animaux. Ne dit-elle pas : « Je trouve monstrueux qu’il soit dit que les animaux n’ont pas d’âme. Ma lionne aimait, donc elle avait une âme plus que certaines gens qui n’aiment pas. »

NathalieMicasL’être humain n’est pas absent de sa peinture mais il tient le plus souvent le rôle de comparse par rapport au véritable sujet qui demeure l’animal. Rosa Bonheur était un bourreau de travail, une artiste consciencieuse qui travaillait longuement ses tableaux. Elle fut la première artiste de sexe féminin à se voir décerner en 1865 la Légion d’Honneur au titre des Beaux Arts des mains même de l’impératrice Eugénie qui la lui apporta personnellement dans sa propriété de By (Thomery) où elle a habité à partir de 1859 avec son amie Nathalie MICAS, et où elle possédait une véritable ménagerie.

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La dernière disciple de Rosa Bonheur fut Anna Klumpke. Cette artiste peintre portraitiste américaine, après huit ans de correspondance, demanda en 1897 à faire son portrait et ne la quitta plus. Devenue sa légataire universelle, Anna Klumpke assista Rosa Bonheur jusqu’à sa mort en 1899 et veilla scrupuleusement à faire respecter sa mémoire.

 

 

 

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